Voltaire-Rousseau

Voltaire et Rousseau n’ont jamais fait bon ménage. Ils n’ont jamais fait ménage du tout, d’ailleurs. Sauf après leur mort, au Panthéon où la Révolution française les a placés côte à côte, ou dans l’antichambre du château de Voltaire à Ferney, où leurs deux statues en pied se font face dans la pénombre.

« Je ne vous aime point, Monsieur », écrivit (17 juin 1760) Rousseau à Voltaire, qui ne l’aimait sans doute guère plus et avait, cinq ans plus tôt, déclenché les hostilités (30 août 1755): « Il prend envie de marcher à quatre pattes quand on lit votre ouvrage ».

En 2012, l’Année Rousseau a marqué une trêve, évidemment provisoire, dans ce conflit immémorial. Notre association, voltairienne s’il en est, n’a pas fait exception puisqu’elle a entraîné ses membres, à plusieurs occasions, sur les traces de Rousseau.