The Dreamer

La faute à Voltaire

Sous le règne d’un homme, Bourbon de son état
En quatre vingt quatorze au siècle des Lumières
Naquît François Marie des amours cavalières
Qu’un abbé complaisant d’un registre enfantât.

Esprit libre au temps où les dévots, légions
Libertin devançant Choderlos de Laclos
Chevauchant à son tour les genoux de Lenclos
«Mes regrets éternels !» : ci-gît la religion.

Vous que l’Europe entière, du regard cajolait
Petit être chétif en bonnet de velours
Espiègle cabotin s’amusant de ses tours
Préférant l’Institut, au Clos des Récollets.

Et le goût des plaisirs et de lécher les culs
Par souci d’ascension ou de trésorerie
Arpagon, dont Molière, moquait la pingrerie
En écoutant, sonner ou trébucher, l’écu.

Vous qui vouliez petit, déserter le cloaque
Les années ont passé, le souvenir demeure
Et je salue en vous, un immense penseur
Chie en pot la perruque, grand roi des cacouacs.

20.4.2011