1761-2011

 

Avec 250 ans de décalage, nous voici en 1761 auprès de Voltaire, 67 ans, qui cultive son jardin, bâtit une église, se frotte aux curés, défie Fréron, dénonce Rousseau et ne note « rien » encore à la date du 13 octobre, à l’instant même où, à Toulouse, est retrouvé le corps sans vie de Marc-Antoine, fils d’un marchand de drap nommé Jean Calas.

En cette année 1761, Voltaire est d’abord « seigneur de village »: « Il fallait ensemencer les terres abandonnées et donner du grain à ceux qui en manquaient ; il fallait occuper les pauvres à défricher des bruyères immenses, obtenir un arrêt du Conseil pour les dessèchement des marais, et faire adoucir surtout les ordres cruels donnés par les directeurs des fermes aux employés de fouiller dans les poches des passants, de leur arracher leurs petites tabatières de corne, et de les conduire en prison à dix lieues de là, ce qui aurait absolument dépeuplé ce malheureux petit canton qui forme peut-être le plus agréable paysage de l’Europe, habité par les plus malheureux citoyens . J’ai eu le bonheur de trouver à Paris des protecteurs qui m’ont procuré un heureux succès dans toutes ces entreprises. Dès que j’ai vu que mon canton défriché et cultivé commençait à prendre une face nouvelle, j’ai voulu bâtir une église. »

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