Projets

 

En collaboration avec les autres associations voltairiennes de Ferney, nous menons – ou avons récemment mené – à bien quelques projets importants:

Voltaire à Ferney
Site web interactif et évolutif

Nous disposons, sur la vie de Voltaire à Ferney, d’un important fonds de documentation: sa correspondance – lettres écrites, lettres reçues, lettres le concernant –, les récits de ses nombreux visiteurs, le catalogue de sa bibliothèque, ses comptes domestiques. Une grande partie de cette information n’est disponible qu’aux chercheurs attitrés. Notre projet mettra tout à la disposition de tous, via un site web interactif et évolutif, largement illustré.
Le site comportera le texte complet et fiable de tous les écrits de Voltaire pendant la période de Ferney (1758-1778), et sera progressivement élargi pour couvrir la totalité de son œuvre.
Les comptes de Voltaire, publiés en fac-similé en 1968 et numérisés par nos soins en mode texte, seront mis à contribution pour former le noyau d’un dictionnaire de Ferney au XVIIIe siècle, qui recensera les habitants de la ville et retracera l’histoire de l’extraordinaire essor qu’elle a connu sous la règne du roi Voltaire.
Le catalogue de la bibliothèque de Voltaire, également numérisé par nos soins, formera le centre d’un autre dictionnaire électronique, sur le monde intellectuel du XVIIIe siècle.
Les éléments majeurs de ce projet seront incorporés, au château de Voltaire, dans les expositions permanentes sur Voltaire à Ferney.
Projet piloté par Voltaire à Ferney, avec la collaboration de la Société Voltaire et du Centre international d’étude du XVIIIe siècle.

Aux origines de l’édition de Kehl
Une grande aventure franco-allemande

Une des plus grandes entreprises éditoriales du XVIIIe siècle, l’édition de Kehl des œuvres complètes de Voltaire – dont la première édition de sa correspondance – reste légendaire. Aux moins cinq versions distinctes, en 70 ou 92 volumes, publiées entre 1784 et 1789.
Innombrables prospectus diffusés partout en Europe. Achat de plusieurs fabriques de papier. Location du fort de Kehl pour échapper à la censure en vigueur en France. Installation de dizaines de presses. Acquisition des matrices de Baskerville et fonte de centaines de tonnes de caractères. Impression de millions de feuilles. Reliure de dizaines de milliers de volumes et leur diffusion aux souscripteurs. Tâche trop lourde même pour Panckoucke, le plus grand éditeur de l’époque, reprise donc par l’inépuisable Beaumarchais, confiée par lui, pour la direction éditoriale, à Condorcet, secondé par Decroix, par Ruault et par toute une équipe de rédacteurs, d’administrateurs et de gérants.
Peu de réalisations franco-allemandes ont eu un tel retentissement dans l’Europe entière. Cette aventure extraordinaire sera proposée à Arte-TV.
De cette vaste opération, il nous reste des archives tout aussi vastes – lettres, notes, copies, manuscrits annotés ou cotés, listes, rapports, comptes, factures – hébergées aujourd’hui par une demi-douzaine de bibliothèques, notamment la Bibliothèque nationale de France, la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, l’Institut et musée Voltaire à Genève et la Bibliothèque royale de Bruxelles.
Notre projet se veut révolutionnaire. Il vise la numérisation des fonds et la rédaction d’un catalogue raisonné des manuscrits, qui s’affichera sur un portail internet ouvert à tous. Ce partenariat entre les bibliothécaires et les chercheurs suivra le modèle qui s’installe progressivement dans les esprits, visant à présenter aux lecteurs le meilleur des deux mondes, la fiche de conservation et le commentaire du spécialiste.
La Fondation Voltaire à Ferney recherche deux formes de mécénat. Il faut d’une part financer la mise en place du portail, opération qui s’étalera sur cinq ans, et d’autre part, aider les bibliothèques concernées à numériser leurs fonds, dans la mesure où cette numérisation ne peut pas être couverte par leurs propres budgets. Action nationale mais aussi locale, puisque bon nombre des bibliothèques municipales de France détiennent des manuscrits pertinents.
Projet piloté par la Société Voltaire, avec la collaboration du Centre international d’étude du XVIIIe siècle et de Voltaire à Ferney.

Voltairopolis
Site web sur la censure et la liberté d’expression

De nombreuses associations concentrent leurs activités sur la censure et la liberté d’expression (Amnesty International, Reporters sans frontières, etc.) Notre projet, particulièrement ambitieux, comporte deux volets :
1. Histoire de la censure en France et dans le monde, de l’invention de l’imprimerie à nos jours
2. Mise en ligne, en temps réel et en trois langues (français, anglais et langue originelle) d’œuvres actuellement victimes de la censure.

La première partie nécessite seulement le recours à des archives existantes et à des spécialistes disposés à les présenter. La deuxième, volontairement placée sous la protection morale de Voltaire, présente de nombreuses difficultés. Il s’agira de recenser, au jour le jour, les créateurs et les œuvres actuellement victimes d’actes de censure. Il peut s’agir de textes, de caricatures, de créations plastiques, de cinéma, de théâtre, de chanson, de télévision, de radio, de sites internet, d’arts de la rue, etc. La censure peut être étatique, religieuse, économique, etc.

Alerté par un réseau mondial d’informateurs (journalistes, citoyens, etc.), un comité d’éthique se concertera régulièrement pour évaluer la réalité et la nature de l’acte de censure. Il faudra vérifier la volonté de l’auteur censuré de rendre public, sur le site de Voltairopolis, un ou plusieurs extraits significatifs de son oeuvre. Il faudra aussi s’assurer qu’une telle publication, même acceptée par lui, ne risque pas de nuire à sa sécurité personnelle.

La nature même des informations mises en ligne nécessite la création d’un site internet très spécifique et très protégé. Les censeurs, quel qu’ils soient, disposent généralement de moyens financiers et techniques leur permettant de s’attaquer à un tel site et de le réduire au silence, à la source ou dans le seul pays concerné. Nous pouvons compter parmi nos membres les plus actifs de spécialistes des différents domaines concernés. Nous devrons évidemment faire appel à d’autres personnes et définit un créneau qui, loin de faire concurrence aux organismes existants, les complétera et s’appuiera sur eux.

Ce projet nécessite un financement initial et des frais de fonctionnement importants. Nous devrons exclure le soutien matériel de partenaires susceptibles de pratiquer une quelconque forme de censure (états, églises, etc.). C’est donc essentiellement grâce à un large mécénat citoyen que nous pourrons mener à bien ce projet.

Publications
Voltaire et le XVIIIe siècle édités à Ferney

Les publications sur le XVIIIe siècle réalisées à Ferney-Voltaire devront faire l’objet de soutiens multiples, notamment :

Voltaire 1758-2028
A l’automne 1758, Voltaire visite pour la première fois, à Ferney, ce qui deviendra bientôt « son » château. Il y passera vingt années, rédigera l’essentiel de son œuvre, mènera la plupart de ses combats. Au début de 1778, mourra à Paris, loin de ses « quarante sauvages » fernèsiens devenus près d’un millier.
« Voltaire à Ferney » a décidé de se lancer dans une entreprise de longue haleine : publier, avec 250 ans de décalage, les éphémérides de la vie de Voltaire à Ferney. Première livraison : 1758-2008. Les autres suivront, jusqu’à 1778-2028. Du pain sur la planche pour les vingt années à venir.

Dictionnaire des Français, Suisses, Wallons et autres francophones européens en Russie au XVIIIe siècle, sous la direction d’Anne Mézin et de Vladislav Rjéoutski.
Deux volumes in-quarto parus en 2011

Cet ouvrage présente les notices biographiques de tous les personnages de l’immigration francophone en Russie au XVIIIe siècle, précédées d’un large aperçu de l’histoire de la communauté française en Russie à cette époque. Cette collection unique d’informations est d’une valeur inestimable pour le chercheur, le généalogiste, le descendant de ces francophones ou les curieux de leur sort et de leur culture en Russie. Architecture, peinture, enseignement, commerce, génie civil, art militaire, les francophones avaient leur mot à dire dans tous les domaines. Perruquier, baigneur ou doreur joaillier, créateur de la couronne du tsar, marchand, vendeur de livres interdits ou membre du secret du roi, maître de danse, gouvernante ou coiffeuse, prêtre non jureur du temps révolutionnaire, président de l’Académie des beaux-arts, membre de l’Académie des sciences, directeur des bibliothèques impériales ou directeur de manufactures russes, tous sont francophones et sont arrivés en Russie au XVIIIe siècle. Leurs destins et leur œuvre en Russie étudiés par de nombreux spécialistes russes et français vous sont livrés aujourd’hui dans ce dictionnaire.

Friedrich Melchior Grimm, Correspondance littéraire, 1753-1773, sous la direction d’Ulla Kölving

Quatre volumes sur vingt sont sortis
La Correspondance littéraire de Friedrich Melchior Grimm est une source fondamentale pour l’étude des Lumières françaises et de leur propagation en Europe. Cette édition critique, sous forme électronique et sur papier, comporte les deux éléments de la revue: d’une part, le texte de Grimm et celui de ses collaborateurs; d’autre part, le texte des écrits insérés dans les livraisons de la Correspondance littéraire et qui en font partie intégrante. Chaque année comporte une introduction succincte portant sur: les activités de Grimm – voyages, rencontres, contacts nouveaux; le contexte littéraire et politique – publications, controverses, événements; les abonnés (surtout les nouveaux), les copistes, les manuscrits. Chaque volume se termine par un index des titres d’ouvrages antérieurs à 1800 mentionnés par Grimm ou par l’éditeur ainsi qu’un index des noms de personnes et institutions. Le dernier volume de l’édition comportera des index cumulatifs.


Dictionnaire de la presse française pendant la Révolution
1789-1799, sous la direction de Gilles Feyel
Un volume sur trois est sorti. Le tome II a été publié en 2011

Pendant la période révolutionnaire, le nombre des journaux explosa à Paris, mais aussi dans les départements. Quelle a été l’ampleur du phénomène et dans l’espace et dans le temps? Quelle fut sa géographie nationale? Quelles furent les pulsions de son développement? Les progrès ou les reculs furent-ils semblables partout, ou bien propres à chaque région? Quels furent les courants politiques les mieux servis? Quelles furent les évolutions de forme et de contenu?
Le journal est alors, comme toujours, une marchandise, mais aussi et surtout un moyen d’information, un moyen d’influence, un support idéologique. Au-delà du strict inventaire bibliographique, il doit être étudié sous tous ses aspects: identification (titre ou titres successifs, durée exacte, périodicité ou périodicités successives, zone de diffusion), animation (carrière du ou des journaliste(s), du ou des imprimeur(s), tirages et tarifs d’abonnement, description morphologique précise (format, présentation typographique), orientation politique, système rubrical. C’est à cette tâche que s’est attelé l’équipe du Dictionnaire de la presse française pendant la Révolution. Accompagnée d’un inventaire soigneux des collections conservées, des sources d’archives et d’une bibliographie particulière, chaque notice de l’ouvrage a l’ambition de fournir une micro-histoire du journal présenté.
Pour chaque région, mais parfois aussi pour tel ou tel département, les notices sont accompagnées d’une présentation générale situant la presse locale et ses journalistes dans leur environnement socio-politique et économique.

Cahiers Voltaire, revue annuelle de la Société Voltaire

La Société Voltaire a créé sa revue annuelle, les Cahiers Voltaire, sans idée de domaine réservé, de mission privilégiée, de champ clos: il s’agit ici du Voltaire de tous et d’un Voltaire pour tous, sans aucune exclusive. Le concept de notre revue, ses rubriques, les cadres d’intervention et modes de contribution proposés tendent à l’échange et au partage. Autour de Voltaire, autour des questions que peut poser aujourd’hui la lecture des écrits de Voltaire, nous souhaitons rassembler et rapprocher un public divers de spécialistes et d’amateurs, de chercheurs et de curieux, d’intellectuels et de professionnels, d’étudiants et d’enseignants, de lecteurs avertis ou profanes et au-delà d’un espace francophone strictement défini. Les Cahiers Voltaire veulent être à la fois une revue de savoir, d’érudition, de diffusion des avancées de la recherche et une revue d’action en faveur de la recherche, d’appel à participation et à débat, d’examen continu des acquis réalisés, des effets et des progrès possibles. La revue essaie d’ouvrir un espace d’échange entre chercheurs et public, un passage entre amphi et forum.

L’Atelier du Livre

Activités pédagogiques dans l’ancien théâtre de Voltaire autour de la production de textes voltairiens par typographie à l’ancienne et techniques contemporaines. Ce projet vise en priorité les classes d’enseignement primaire et secondaire, ainsi que des groupes spécifiques. Composition typographique, impression, reliure et dédicaces sont présentées par l’équipe de l’Atelier et les guides de l’Office de Tourisme.
Piloté par l’Atelier du livre du Centre international d’étude du XVIIIe siècle, avec la collaboration de Voltaire à Ferney et de l’Office de Tourisme.