Traité sur la Tolérance


Château de Voltaire, 7 septembre 2013, 16h – 18h
Table ronde avec François Bessire, Andrew Brown, Jean-Daniel Candaux, André Magnan, Alain Sager, etc.

250e anniversaire du Traité sur la tolérance

Le texte de Voltaire qui a le plus marqué le déroulement de l’affaire Calas, le Traité sur la tolérance, est paru à Genève il y a 250 ans. Composé «à l’occasion de la mort de Jean Calas», le traité concerne essentiellement la tolérance — et l’intolérance — en matière de religion. Il est à la fois un plaidoyer pour la réhabilitation de Calas, mis à mort à Toulouse le 10 mars 1762, et pour l’instauration universelle de la tolérance envers tous ceux qui ne partagent pas nos croyances. Voltaire fait appel à l’histoire pour démontrer que l’intolérance religieuse a toujours été rejetée par ceux dont nos religions respectent les idées, qu’elle est la racine et le fruit du fanatisme — de l’«infâme» –, et le compagnon d’armes de la superstition qui tenait les hommes en laisse depuis le début des temps.

Qu’en est-il aujourd’hui ? à Toulouse ? en France ? et dans le monde ?

On se souvient des lignes de Julien Benda, qui, dans sa jeunesse, lisait Voltaire «avec le culte un peu distrait qu’on porte aux combattants de la première heure d’une lutte désormais finie»… «Je le lis d’un autre cœur aujourd’hui, précise-t-il en 1935, que je constate que la lutte n’est nullement finie, que l’adversaire auquel il s’en prend mène la bataille avec plus de foi et de vigueur que jamais. La gloire des polémistes, dit-on, ne vit qu’un jour. On oublie le cas où ils s’attaquent à une position d’humanité éternelle, dont ils ont su, par un éclair, apercevoir toutes les batteries.»